Chinook, c'est le vent venu du nord; au chenil, c'est "la relève".En fait de relève, on parle d'un jeune chien né d'une mère trop jeune et d'un père trop vieux.
Quelques semaines après sa naissance, il a fallu le protéger d'une protection maternelle trop virulante. Sa mère passait le plus clair de son temps à le déplacer d'un bout à l'autre de sa niche. A force de frottements, elle finit par blesser le chiot. Il garde de ces jours passés avec sa mère une cicatrice sur la truffe et des pattes sensibles.
Longtemps on a pu croire qu'il ferait une piètre recrue pour le chenil, d'où la joke
sur "la relève".
Contrairement à Mashk, Chinook ne montre pas d'aptitude particulière à la socialisation avec les autres chiens, bien qu'il soit généralement joueur et joyeux. Il ne manifeste pas non plus les signes les plus élémentaires d'intelligence ou de vivacité d'esprit. Comme souvent avec les chiens orphelins, il est assez peu patient et un peu teigne -à moins que ce ne soit son hérédité paternelle.
Tous ces défauts font sa grande qualité : une aptitude à passer à travers les moments de stress en ne percevant tout simplement pas les causes du dit stress.
On l'a attellé quelques fois avec Skoual, un chien dominant qui, comme son nom l'indique, tient moins du perdreau de l'année que du squal.
Bref, à chaque fois qu'il est passé près de se faire attraper, il a courageusement contre-attaqué, apparemment peu conscient de la réalité du rapport de force qui l'opposait au requin du chenil.
Alors Chinook continue son chemin d'adolescent canin sans que l'on sache vraiment ce qu'il en sortira. Une seule certitude pour l'instant, il tire!
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